ENTREVISTA - FRANÇOISE MARIOTTI Y EULALIA PEREZ SEDEÑO

 

  • Eric Cihigoyenetche: Bonjour à tous et bienvenus à l’institut français dans cette nouvelle web radio, aujourd’hui nous avons le plaisir de recevoir Françoise Mariotti et Eulalia Perez Sedeño. Bonjour à toutes, hola Eulalia, bienvenidas. Je vais commencer par poser quelques questions à Françoise. Bonjour Françoise, bienvenue à l’institut français. Pouvez-vous présenter rapidement votre travail à nos auditeurs s’il vous plaît?

  • Françoise Mariotti: Bonjour d’abord, bonjour à tous les auditeurs et à toutes les auditrices, merci de m’avoir invité. Rapidement, je ne pourrai pas… J’ai travaillé sur le sujet des repésentations sociales que les jeunes entre 10 et 18 se faisaient de la science et des métiers scientifiques. J’avais… puisqu’il y a des attitudes différentes puisque graçons et filles ont des trajectoires vers ces métiers là différentes, l’hypothèse était qu’il y avait des représentations sociales différentes et je voulais voir à quel niveau ça se situait, sur quels points ça se situait et la différence se trouve dès la 6ème, dès le plus jeune âge, à 10 ans quand elles sont au collège, les filles pensent déjà qu’elles feront de la biologie. Si elles font de la science, ça sera de la biologie. Les garçons en 6ème aussi, la science, c’est la biologie, et les graçons de 3ème, les mathématiques. Pour eux la science, c’est les mathématiques, donc déjà il y a des représentations différentes. Les garçons de 3ème ont déjà l’outil mathématique en tête quand on leur parle de science et de métiers scientifiques, ils pensent que c’est un outil qui va leur permettre d’accéder à ces métiers. Les filles, c’est le Vivant, voilà, j’ai trouvé qu’il y avait un principe organisateur de ces métiers qui était les filles vers le Vivant et les graçons vers l’inerte.

  • : D’accord, et la physique dans tout ça?

  • : La physique vient mais ensuite, elle n’est jamais citée chez les 6èmes, chez les filles elle vient après, parce que quand j’étudie la représentation sociale, je les étudie dans leur structure, quelles sont les composantes principales qui organisent la représentation et la physique est citée mais elle n’est pas une composante principale.

  • : D’accord, donc vous allez donner une conférence en compagnie d’Eulalia Perez Sedeño ce soir sur un sujet important qui est la place de la femme dans la Science. Quels différents points allez-vous aborder dans cette conférence?

  • : D’abord je vais parler de la situation actuelle en France avec un bilan sur 20 ans de l’insertion des filles et des garçons comparativement vers ces métiers là, vers les filières qui permettent d’accéder à ces métiers, donc il y a toute une évaluation qui n’est pas très optimiste puisque la progression des filles vers ces filières en 20 ans… je vais pas tout dévoiler parce que sinon les gens ne vont pas venir

  • Non, mais ils l’écouteront plus tard ça…

  • Voilà, d’accord, d’accord… donc il y a très peu de progression, pas celle attendue avec de très nombreuses actions qui ont été faites par tous les ministères qui se sont occupés de cette question, ensuite je détaillerai ce que je viens de vous parler donc de mes résultats de thèse, qui date mais qui sont encore prémiants aujourd’hui, j’essaierai d’aborder les attitudes et les aptitudes des filles envers les mathématiques, parce que c’est un élément qui ressort aussi plus tard. Et puis il ya des différences, le poids des stéréotypes qui ne leur sont pas favorables et puis je terminerai par une évaluation de tout ce qui a été fait en termes de campagne publicitaire pour attirer les filles vers ces métiers en termes de conventions inter ministérielles et de projets pour l’égalité des chances qui sont signés dans toutes les académies françaises depuis 17 ans maintenant et comme j’ai été membre du jury pour une des actions, le prix de la vocation technique et scientifique pour les filles, qui est un prix de 1000€ actuellement pour les filles qui ont des trajectoires scientifiques novatrices, donc  comme j’ai été membre du jury 3 ans pour ce prix là, je vais détailler un peu comment je l’ai perçu.

  • : D’ccord, très intéressant, donc en gros, pour résumer, vous avez fait un travail surtout dans le milieu scolaire?

  • Oui, oui, du collèges aux terminales, j’ai travaillé ensuite, je vous avais parlé de la représentation des sciences au collège, de 10 à 15 ans, ensuite j’ai voulu travailler avec des élèves qui avaient déjà choisi ou pas de faire un métier scientifique, donc j’ai comparé la représentation des métiers scientifiques entre les terminales littéraires et les terminales scientifiques, pour voir le poids des mathématiques, pour voir le poids de l’outil et là c’est très intéressant aussi le résultat.

  • : D’accord, très fermé, j’imagine?

  • : Il apparaît que les terminales littéraires, garçons/filles et les filles terminales scientifiques se font la même représentation autour des mathématiques, c’est à dire qu’elles… autant les uns ont rejeté les mathématiques en allant en littéraire, c’est ce qu’ils m’ont dit, et les filles en science aussi, elles parles des mathématiques comme si c’était encore un poids, comme si c’était encore un soucis, et pour les garçons scientifiques, c’est plus… c’est passé, ils ont intégré que c’était l’outil, ils parlent vraiment d’autre chose.

  • . D’accord, c’est intéressant, très intéressant

  • FM: Merci.

  • : On va aborder maintenant une question un peu plus large, donc  depuis la création du prix Nobel en 1901, moins d’une cinquantaine de femmes a reçu la récompense contre près de 900 hommes. D’après vous que faut-il pour renverser ce constat? C’est vraiment une question plus large…

  • : Et bien, j’ai la réponse…

  • : Oui? Bin, j’en suis très heureux

  • : J’ai demandé aux 6èmes et aux 3èmes quelles femmes scientifiques célèbres ils connaissaient et quels hommes scientifiques célèbres ils connaissaient. Autant quelque soit l’âge, quelque soit le sexe, en femme scientifique ils ne connaissent que Marie Curie. Marie Curie a eu 2 prix Nobel. Ils ne citent jamais sa fille Irene Joliot-Curie qui a eu un prix Nobel. Donc pour que les femmes soient connues, il faut qu’elles aient 2 prix Nobel, on peut en conclure ça. Après, je plaisante, enfin je plaisante amèrement sur ce sujet là. On dit quand j’en parle puisque dernièrement les prix Nobel ont été remis, un matin je me réveille, j’entends à la radio “on sait déjà que ce sera des hommes blancs qui auront tous les prix Nobel” à part un japonais, c’est effectivement ce qui s’est passé. Mais il faudrait qu’il y ait plus de femmes en science et en même temps, c’est pas le nombre qui fait que… ce milieu de pouvoir décrété par des hommes va du coup s’intéresser à des femmes, c’est pas évident.

  • : Vous êtes accompagnée comme on disait par Eulalia Perez Sedeño, quel regard… déjà, est-ce que vous la connaissiez et si oui, quel regard portez-vous sur son travail?

  • : Je ne la connaissais pas et de ce fait dès que j’ai su que j’allais intervenir avec elle j’ai regardé son travail, en tant que femme j’ai surtout été intéressée par son dernier ouvrage qu’elle a publié. J’ai été très intéressée sur … là je suis assez en colère de parler de ça… sur les recherches par rapport au désir féminin, masculin, sur la sexualité, les hommes ont le viagra, les femmes peuvent se débrouiller avec leur manque de désir, leur manque de sexualité, comme si c’était moins important. Aussi, les effets de la pillule contraceptive, les recherches sur la pillule contraceptive masculine montrent les mêmes effets indésirables que nous. Mais on a décrété que ça serait trop pour les hommes, donc on arrête les recherches sur la pillule contraceptive, c’est révoltant. Voilà c’est ça que j’ai retenu de ses recherches.

  • : Bin écoutez, je vous remercie beaucoup et on se donne rendez-vous ce soir.

  • FM: J’espère bien, merci.

  • EC: Buenos días Eulalia, nos puede presentar… bienvenida primero. Nos puede presentar su trabajo para nuestros oyentes, a lo mejor hablar un poco de su último libro, esas cosas?

  • Eulalia Perez Sedeño: Muy bien, muchas gracias por invitarme. Bueno pues yo trabajo desde hace muchos años en ciencia tecnología y genero y alli digamos que cubro distintas… llevamos a cabo, porque es un equipo de investigación transdiciplinar muy grande que dirijo yo y llevamos a cabo diversas lineas de investigación. Fundamentalmente, yo me he especializado en la recuperación de figuras históricas, de mujeres de ciencia, en visibilizarlas, visibilizar su trabajo y tambien traducciones olvidadas que la historia de las ciencia al uso o más antigua, pues no se tenía en cuenta porque siempre se ha pensado, cuando se habla de la historia de la ciencia en los grandes nombres y yo además suelo decir que son de grandes hombres nunca de grandes mujeres, no, y luego tambien el analisis de teorías o de hipotesis o de prácticas científicas concretas, no, hay, pues hemos trabajado en primatología, en muchas... todo lo que tiene que ver con medicina, como se trabaja por un lado con el paradigma de la igualdad, pensando que hombre y mujeres somos iguales en todo y por tanto las enfermedades, cuando no es cierto, o en el de la diferencia, cuando se piensa que las mujers somos muy diferentes a los hombres en ese caso concreto en todo lo que tiene que ver con la reproducción, eso ha hecho que la medicina en las mujeres ce centrará practicamente y exclusivamente en todo lo que tiene que ver con la reproducción y se ha dejado de lado otras cosas, especialmente, eso lo comentamos ampliamente en el ultimo libro que he publicado con mi colega Garcia Lagudez pues todo lo que tiene que ver con la sexualidad feminina que no tiene que ver con la reproducción y eso se ha mantenido oculto a veces por interes, a veces por descuido, no me voy a meter a sentenciarles pero el caso es que es así.

  • EC: Françoise me comentaba que ha trabajado en este ultimo libro sobre por ejemplo la diferencia entre, pues para las mujeres la pildoras contraceptivas que hace años y años que las mujeres suelen tomar y tal, que han empezado a desarollar lo mismo para los hombres pero como han decretado, supongo que unos hombres que era demasiado para ellos, se pararón un poco las busquedas.

  • EPS: Si, como comente ayer, es una cosa que efectivamente comentamos en el libro, vamos, trabajando en el libro, y es que, bueno, las pildoras anticonceptivas, que se recetan muy alegremente a las mujeres, bueno, que en cierto modo supuso una gran revolución para las mujeres pero, hay muchas veces que se les ocultan los efectos segundarios que tienen, nauseas, como complicaciones circulatorias, enfin, bastantes, incluso las de ultima generación que a veces las de ultima generación tienen efectos segundarios perores que las de segunda pero bueno, no me voy a meter ahora en tecnicismos, pero es que, fue muy curioso porque mientras estabamos revisando las pruebas de imprenta del libro, vimos una noticia de que unos laboratorios habían suspendido los ensayos clínicos con unos barones de pildoras anti conceptivas porque tenían efectos segundarios indeseados, efectos segundarios son los que tienen las mujeres habitualmente que toman pildoras anti conceptivas pero parece ser que las mujeres podemos soportar todo y los barones no. Tuvimos que introducir una nota comentando este punto.

  • EC: Igual antes estaba hablando con Françoise de, pues del punto que desde la creación del premio Nobel en 1901 hay en total menos de 50 mujeres que han sido premiadas contra un poco menos de 900 hombres. Alli vemos un poco la, la…

  • EPS: Si pero hay 50 porque se incluyen las de literatura y las de la paz, pero si nos vamos a medicina o fisiología o a economia, en economía solo se ha premiado a una mujer…

  • EC: SI… y según usted, que haría falta para revertir un poco este hecho?

  • EPS: Bueno… yo creo que los factores que intervienen en esto son multiples, son muchos y es muy dificil, yo creo que ayer, Françoise en la conferencia que dio, establezio muy bien el marco teorico para analizar todos los estereotipos y dar una explicacion de porque esos estereotios siguen funcionando a pesar de que mucha gente es consciente de que eso no es justo, de que hay que hacer que haya más mujeres en los puestos más altos, etc… Ella lo llamo los temata me parece que era, son tan tan fuertes ,  tan tan dentro de nosotros que es muy dificil sacarlos. A eso además hay que añadir una cosa que es que los comitesde los Nobel funcionan con lo que se suele llamar los old boy club, no, son comites de colegas que se apoyan unos a otros, se ha visto que además determinadas escuelas, determinadas universidades tienen más premios Nobeles que otros y un poco, pues lo que explicaba ayer del efecto Mateo, como decía el evangelio, el que más tiene más le dará pero luego está el efecto Matilda que a las que menos tienen, se les quitará incluso lo poco que tienen.

  • EC: Es un especie de loby no más o menos?

  • EPS: Si, si, yo creo que si y aunque constantemente, bueno, constantemente, no, de vez en cuando hay alguien de los comites Nobel que dice “ no espera hay pocas mujeres pero no hacen nada para esto” y entonces  quiza una buena cosa sería hacer como estamos haciendo en España desde la asociación de Mujeres Investigadoras y Tecnologas que es esforzarnos por proponer a los premios de investigación, buscamos mujeres que se lo merecen y entonces proponerlas porque el problema es que muchas veces nadie las propone aunque haya mujeres muy valiosas con meritos sobrados para tener premios muchas veces… porque quien se los propone son los propios colegas y los colegas van y piensan en colegas varones aunque tengan al lado mujeres estupendas… funciona asi y ella lo ha explicado muy bien.

  • EC: Si, si, bueno pues gracias por este razonamiento, bueno hemos hablado con Françoise tambien que no os conociais antes de ayer, que visión puede tener del trabajo que hace Françoise? De lo que ha podido percibir?

  • EPS: Pues la verdad es que me encantó, coincidimos en muchas cosas, es muy curioso porque incluso ella menciono una cosa que yo tenía graficamente expuesta en una diapositiva y yo creo que coincidimos mucho y a mi me gusto mucho porque su trabajo veo que tiene un componente teorico muy potente pero con un componente empíricon que le da todavía más fuerza no. A mi me gusto mucho todo el trabajo que ha hecho con niños y niñas para ver como funcionan los estereotipos en matemáticas, como forma de explicar porque tienen tanto miedo o no se van a las matemáticas las chicas en cambio los shicos si. Me parecio un magnifico ejemplo de lo que debe ser un trabajo de investigación.

  • : Pues, muchissimas gracias a las dos, merci beaucoup Françoise, Merci beaucoup Eulalia et bonne journée et à ce soir!

  • Merci beaucoup, à ce soir

  • EC: Merci au revoir!

  • EPS: Muchas gracias !

Compartir: